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A2J: Les étudiants en droit sont engagés et enthousiastes

Il est facile de se laisser décourager par la lenteur des progrès réalisés au chapitre de l’amélioration de l’accès à la justice. Toutefois, l’enthousiasme et l’engagement de la génération actuelle des étudiants en droit sont une source constante d’encouragement.

Chaque fois que je rencontre des étudiants en droit, je vois qu’ils se préoccupent de l’iniquité causé par le manque d’accès à la justice, qu’ils s’intéressent aux mesures à prendre pour améliorer l’accès à la justice et qu’ils tiennent à contribuer aux efforts de changement. L’intérêt et l’enthousiasme que manifestent les étudiants à l’égard de leur rôle dans les cliniques d’aide juridique et le Réseau national d’étudiant(e)s pro bono et à l’égard d’autres activités axées sur l’accès sont des preuves concrètes de leurs préoccupations, de leur intérêt et de leur engagement.

J’ai récemment eu le privilège et le plaisir de participer à une autre manifestation de l’engagement des étudiants en droit à l’égard de l’accès à la justice. L’association des étudiants en droit de l’Université Thompson Rivers a organisé une conférence de deux jours sur l’accès à la justice. Le programme est accessible ici (en anglais seulement).

Des étudiants et des membres du corps professoral ont présenté des exposés, et les étudiants ont accueilli un certain nombre d’invités spéciaux, dont l’honorable Robert Bauman, juge en chef de la Colombie‑Britannique, l’honorable Len Marchand, juge à la Cour suprême de la Colombie‑Britannique, et l’honorable David Eby, ministre de la Justice et procureur général de la Colombie‑Britannique. La conférence a été organisée entièrement par les étudiants, et ceux-ci y ont participé en grand nombre.

Je me suis entretenu avec l’un des coprésidents de la conférence, Dave Barroqueiro, étudiant de deuxième année. Son point de vue sur l’accès à la justice et le rôle que doit jouer la profession pour l’améliorer est en plein dans le mille et montre que la prochaine génération d’avocats comprend le problème et souhaite contribuer à le régler. Je lui ai demandé quelles leçons il avait tirées de son travail dans le contexte du problème de l’accès à la justice.

Il a commencé par parler de la nécessité d’un changement de culture : « La culture du droit et des avocats doit changer, et la société n’est plus disposée à attendre. L’industrie juridique elle‑même, l’autoprotection de la profession et notre aversion paralysante pour le risque sont sans aucun doute des facteurs qui contribuent grandement à la crise de l’accès à la justice au Canada. »

Il a également reconnu le rôle que les avocats et les membres de la profession juridique devraient et doivent jouer pour améliorer l’accès à la justice : « […] la clé pour trouver la solution à la crise de l’accès à la justice est entre les mains des professionnels du droit eux-mêmes; nous devons tout simplement être prêts à nous adapter à l’évolution rapide des besoins et des exigences des clients modernes à l’ère numérique. »

Il a insisté sur ce qu’il estime être le rôle important que peut jouer la technologie pour amener les changements nécessaires : « La profession juridique devrait se concentrer à l’avenir sur l’amélioration de la souplesse des avocats et de l’efficacité de la prestation de services juridiques. »

Enfin, il a reconnu ce sur quoi insistent de nombreux commentateurs : la nécessité de mieux répondre aux besoins du public qui demande des services juridiques. Selon lui, « nous nous leurrons si nous croyons pouvoir, même en tant que membres d’une profession autoréglementée, dominer encore longtemps les forces du marché dictées par le consommateur. L’exercice futur du droit dépendra d’une compréhension active et approfondie des besoins des clients. »

Je crois que M. Barroqueiro n’est pas le seul à penser ainsi. À mon avis, de nombreux étudiants en droit partagent son point de vue. Ceux qui occupent des postes d’influence devraient encourager et appuyer ce mode de pensée chez la prochaine génération d’avocats et à tout le moins amorcer l’important travail que ces avocats tiennent à réaliser pendant leur carrière juridique.

Nous leur laissons un grand défi à relever en matière d’accès à la justice. Je crois cependant qu’ils se montreront à la hauteur.

L’honorable Thomas Cromwell a été juge d’appel pendant 19 ans et siège au Comité d’action sur l’accès à la justice en matière civile et familiale des juges en chef. Il a pris sa retraite de la Cour suprême du Canada en septembre 2016 et agi désormais comme avocat principal dans le domaine du contentieux national au sein du cabinet Borden Ladner Gervais.

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